Le surf et moi à Canggu, Bali

André mon coach, et moi avant les gamelles à Echo Beach

Enfin je reviens ici vous raconter ma semaine de surf durant mon trip à Bali. Je ne partais pas totalement de zéro mais c’était tout comme. J’avais prévu en partant sur Bali de m’octroyer une semaine de yoga et surf en compagnie de Laura. Je savais que j’allais en baver, après tout j’allais surfer à Bali, à Batu Bolong, un des spots de surf réputés sur l’île. Mais je ne pensais pas que ça serait autant, je savais seulement que j’allais bien m’amuser 🙂

Le surf, c’est un tout, de la fatigue, du courage, de l’envie, de la persévérance, de la ténacité, des gamelles, des victoires, de l’amusement, du fun et des courbatures. Il était évident qu’à Bali, je devais essayer le surf, sinon quel intérêt ? Alors sur 4 jours complets de surf, j’ai passé 2 jours avec André, en cours particulier pour travailler la rame soit le paddle et le take-off. Les 2 jours suivants, j’ai suivi Laura à l’eau, seule comme une grande, sans André qui me disait « are you ready? » « Goooooo » « Are you okay? »… J’ai pris mon premier cours sur le fameux spot de Batu Bolong, on a loué un longboard directement sur la plage, et nous sommes partis à l’eau, André et moi après quelques échauffements. Il me dit, aujourd’hui on va travailler ta position sur la planche, la rame et le take off, en somme les basiques du surf quand on débute. Comment vous dire ? Etant débutante, je fais tout mal ou quasi. Disons que je m’épuise inutilement. En France, quand vous apprenez le surf, vous restez là où vous avez pied, vous attendez la mousse, et lorsque vous êtes prêt, vous poussez votre planche en montant dessus (enfin vous essayez en tout cas), et vous tentez un truc qui ressemble à du surf. Et bien à Bali, ce n’est pas du tout comme ça.

Echo Beach

Une fois dans l’eau, c’est parti pour la première leçon. J’en retiens quoi ? La rame c’est épuisant. J’ai donc ramé un moment, effectué de jolis petits cobra sur ma planche pour passer les premières mousses en restant tant bien que mal sur ma planche puis, une fois placée un peu après que les vagues cassent, le but était que je tente de prendre les mousses et tentent de me lever. La bonne blague !! N’ayant pas de forces dans les bras, et m’épuisant rapidement, au bout d’un moment, je demande à André depuis combien de temps nous sommes à l’eau. Dans ma tête ça fait au moins 1h, vu le nombre de gamelles que j’ai prises, le nombre de coup de rame que j’ai fait pour me maintenir au même niveau qu’André et donc ne pas me laisser emporter par le courant. Il me répond : 35 minutes !!! Je vous épargne ma tête à cette réponse. Bref j’ai décidé de rester encore à l’eau un moment et d’écouter mon corps. Je suis sortie au bout d’à peine 1h, j’étais claquée mais contente malgré les gamelles, les remontées sur la planche, la rame qui me faisait stagner etc. J’ai récupéré après un bon déjeuner et une séance de yoga. Le lendemain, nous avons été à Echo Beach, pour travailler le take-off avec André. Laura, elle s’est bien amusée à nous regarder et à me voir tomber sans arrêt !

Retour de ma session à Echo Beach, Canggu

2 jours après le début de mes cours de surf, je suis retournée à Batu Bolong avec Laura. ce fut pour moi, la journée la plus difficile. Nous sommes rentrées à l’eau en face du temple qu’il y a sur la plage, c’était mon repère au cas où je dérivais avec le courant. Et je vous confirme que j’ai dérivé un sacré paquet de fois. J’ai tenté de prendre quelques vagues et j’étais toujours à la limite de réussir mais je suis tombée constamment et j’ai beaucoup dérivé. Je tentais tant bien que mal de suivre Laura qui me criait de la rejoindre mais je n’y arrivais pas, je dérivais encore et encore et ce foutu temple s’éloignait sans arrêt. Je ramais, ramais, et me prenais toutes les mousses sur la tête. Je n’en pouvais plus, j’étais désespérée, agacée et épuisée. Je ramais et restais toujours à la même place, j’avais accumulé 2 jours de fatigue physique et ce 3ème jour était là pour tester mon mental. J’ai voulu abandonner 1 milliard fois, en fait à chaque seconde, mais je voulais tenir également et me tester, et aller au delà de mes limites mentales. Je suis sortie au bout de 45 minutes, j’étais vidée de toute force physique et mentale. Je n’avais aucune force dans les bras, et n’arrivais à rien. Cette journée fut éprouvante mais m’a permis de mieux me connaître et de voir jusqu’où je pouvais aller et que j’étais capable de ne pas m’arrêter à la moindre épreuve. Le lendemain était ma dernière journée de surf et ma dernière journée à Canggu. J’ai kiffé, j’ai tenté de prendre des vagues, et je me suis aperçue que j’avais malgré tout progressé, même si le take-off reste encore ma bête noire, mais j’ai mieux compris les vagues, quand les prendre, quand j’étais partie trop tôt ou trop tard et je me suis amusée. car le surf doit être un amusement, car se mettre trop de pression ne sert à rien. Le surf c’est un mélange de plein de sensations et de pensées. Cela doit être instinctif et c’est le plus compliqué, ne pas réfléchir. Ce que je retiens, c’est que j’ai grandi mentalement (enfin je crois) et que j’ai mieux compris ce qu’est le surf et j’ai hâte de recommencer. Et la prochaine fois sera en Australie 🙂

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