Mes petits tips d’avant surf

Session de surf à Echo Beach

Décider d’apprendre à surfer, en tout cas essayer, c’est prendre conscience qu’on va en chier. Bah quoi ? C’est la vérité non ? Mais c’est quand on en bave qu’on apprend le plus. Je suis une amoureuse de l’océan et des vagues. Petite je me jetais dedans avec délice, et je pratiquais le body surf sans savoir ce que c’était vraiment. Je trouvais ça drôle de me mettre en position, prête à nager et à partir aussi vite que je pouvais quand la vague arrivait et me prenait. Je m’amusais et ça a toujours été le cas à l’eau. Pourtant pas mal de vagues m’ont faite tomber et m’ont brassée, mais je ne me rappelle pas avoir eu déjà très peur. Pourquoi ? Peut être parce que je lâchais prise sans m’en rendre compte et attendais que ça passe.

Quand j’ai décidé de me mettre au surf, je savais que ça ne serait pas easy ! J’ai appris « vieille » et comme tout le monde le sait, apprendre un sport enfant est beaucoup plus facile car un enfant ne réfléchit pas à tout constamment ! On lui dit et montre comment faire et les règles à suivre et il y va. Il se fait confiance, n’a même pas conscience du lâcher prise et de son antagoniste : le contrôle. Nous adulte, c’est légèrement différent. Notre cerveau est rarement en pause et on réfléchit trop. On intellectualise plutôt qu’agir et y aller franco. J’ai commencé à découvrir le surf en Bretagne, puis sur la côte sauvage à la Palmyre, et l’apothéose : Batu Bolong, Canggu à Bali. Je me suis dit qu’avant de vous raconter mes sessions de surf, je vous donnerais mes 2/3 tips de bébé surfeuse.

Mes 6 petits tips pour kiffer le surf comme il faut

Tip un

L’avis qui va suivre va vous sembler logique mais il est important de dire qu’avant d’apprendre à surfer, il faut savoir… nager ! Ah vous l’aviez pas vu venir celle ci hein ? C’est basique mais je vous assure que c’est utile. J’ai appris à nager petite, mon grand père y tenait et j’y ai pris vite goût. Dans l’eau, je suis dans mon élément, je sais ce dont je suis capable, je connais la force que peut avoir une vague et la sensation d’être sous l’eau. Je respecte l’océan et sa puissance et je sais quand je ne me sens pas d’aller à l’eau. Donc avant le surf, on nage et bien !

Tip deux

Un second conseil, logique pour moi : on n’apprend pas le surf tout seul ! Vous ne débarquez pas sur une plage, louez votre planche et allez à l’eau sans avoir pris de cours avant. Donc pour débuter le surf, on prend des cours. Vous pouvez soit passer par une école et prendre quelques leçons soit aller dans un surf camp. Ensuite, ne pensez pas apprendre le surf directement avec un shortboard hein, là vous présumez de vos qualités de surfeurs en herbe. Quand on débute en surf, on apprend sur une planche paquebot, ou plus communément appelé un longboard. Les planches sont longues et stables (et je vous assure que la stabilité à l’eau n’est pas la chose la plus aisée qui soit). Alors j’en conviens la longboard faut la traîner sur la plage, alors soit vous avez de grand bras et c’est pratique, soit vous tentez de la porter sur votre tête, mais bon si vous souhaitez pas être ridicule, je ne vous le conseille pas ! Soit, vous faites comme moi : je glissais le nose (nez) de la board sous mon bras et le reste trainait dans le sable. Et bien évidemment on est reste fier quoi qu’il arrive.

Surf à Canggu, Batu Bolong

Tip trois

Une fois qu’on a le prof, la planche, et le spot adéquat, y a plus qu’à… débuter sur le sable. Et oui les cocos, avant d’aller à l’eau, on passe par la case départ : soit le sable. On s’échauffe déjà, les bras, les jambes, la nuque, les articulations… Une fois le corps chauffé, on écoute le prof. Déjà identifiez quelle sera votre jambe d’appui et donc savoir si vous êtes regular (pied gauche placé à l’avant) ou goofy (pied droit placé à l’avant). Une fois ça ok, cela vous indiquera où attacher votre leash, car on ne va jamais à l’eau sans son petit leash. Alors oui, je le reconnais quand vous êtes à l’eau avec votre prof et qu’il vous aide au début avec la board, vous avez le sentiment d’être un chien en laisse, mais je vous assure que c’est de la sécurité. Sur le sable, vous allez apprendre à vous placer sur la planche, tout d’abord allongée et ensuite vous travaillerez le take-off. Alors rassurez vous, sur le sable ça se passe à peu près bien. Une fois à l’eau ce n’est pas tout à fait la même chose.

Tip quatre

Ensuite, il est temps d’aller à l’eau, mais retenez bien ceci : ne soyez pas pressés et appréciez les gamelles, c’est comme ça qu’on apprend. Car oui des gamelles, il va y en avoir un paquet, mais le truc sympa, c’est qu’elles ne sont jamais identiques. Oubliez tout de suite l’idée de prendre des grosses vagues, vous allez déjà vous taper les mousses et je vous assure que c’est déjà pas mal. Vous allez ramer beaucoup, vous allez reculer de 15 mètres quand vous aurez déjà eu du mal à en faire 3, mais c’est pas grave c’est le jeu Lucette ! Car ramer fait partie intégrante du surf, et c’est ce qui est le plus difficile et épuisant (celui qui me dit le contraire n’a pas débuté à Batu Bolong à Bali (oui c’était pour le plaisir de la placer celle là). A Canggu, tu rames, tu avances et recules quand tu dois passer les vagues, mais ça forge le caractère (article bientôt en ligne sur mes sessions là bas c’est promis).

Batu Bolong, mon longboard c’était le surf bleu 🙂

Tip cinq

Une fois à l’eau, en plus de devoir ramer pour avancer et passer les premières mousses, vous allez devoir également lutter contre le courant, et vous faire une place au milieu des autres surfeurs sans tuer personne ni donner des coups de planche. Mais vous allez aussi devoir gérer votre board et votre équilibre sur celle-ci. Je vous vois venir à penser : être allongée sur une planche et ramer en gardant son équilibre, franchement c’est facile. Ah ah ah, que vous êtes mignons. Car se prendre les vagues de pleine face, faire son petit cobra pour les passer et rester équilibré et allongé au milieu c’est pas si simple que ça. On est brassé de toute part, on se prend les vagues en pleine tronche mais surtout on garde le sourire ! Toujours ! et je vous assure qu’à l’eau au milieu des débutants et des plus doués, le sourire c’est le plus beau soutien qui soit ! Une fois que vous avez passé les premières mousses, reposez vous un peu, appréciez l’endroit où vous êtes, observez les autres et tentez de prendre la vague. Ne soyez pas effrayé de tomber, vous ne vous ferez pas mal. Votre prof ne sera jamais loin de vous et votre leash vous rattache à la board alors pas de panique. Vous ne serez jamais plus de 3 secondes sous l’eau alors pas de panique. Mais soyez préparez à tomber, remonter sur votre longboard des dizaines de fois ! Et oui le surf, je vous l’ai déjà dit on en chie.

Tip six

Mon dernier petit conseil qui, pour moi, est le plus important est le suivant. Eclatez-vous, prenez du plaisir, rigolez, bref amusez-vous ! Oui parfois c’est dur, mais qui a dit qu’apprendre était facile ? Ne soyez pas frustrés de ne pas y arriver, le surf est un sport ingrat. Bah quoi ? Je n’ai jamais dit que c’était facile hein. Au surf on chute, on en chie, on se prend des vagues en plein visage, on fait des roulades aquatiques, et enfin on a mal partout mais … c’est gratifiant. Regardez ma tête après ma première session balinaise 🙂 Ca veut tout dire non ?

Après ma première session de surf : happy face

 

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